Essais bébé : rester zen et faire du temps son allié

La période de conception est à la fois excitante et stressante. Comment rester patiente et profiter au maximum de cette période ? Je vous donne tous mes conseils
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L’ascenseur émotionnel

Les essais de conception ou essais bébé, c’est cette période à la fois excitante et flippante. Tu passes deux semaines à attendre le bon moment, environ 5 jours à te demander si c’est vraiment le bon moment, puis deux semaines à espérer que c’était bien le bon moment. Autant dire que j’ai l’impression d’attendre, tout le temps. Parce que oui, au moment où j’écris ces lignes, je ne suis ni maman, ni enceinte.

Alors comment rester positive, garder la joie d’une “débutante enthousiaste” et éviter de stresser ? Comment obtenir cette grossesse tant attendue et démarrer cette nouvelle vie rêvée sans perdre tous ses cheveux ? Comment vivre au mieux le cercle infernal attente > espoir > désespoir > attente.
Si tu es bien prise par ta vie sociale ou professionnelle, il est possible que cette période passe crèèèème. Par contre, si comme moi tu as du temps à valoriser, voici quelques conseils.

Conseil 0 – Ne pas y penser

Désolée, il fallait que je la sorte ! On est d’accord, ce conseil est le plus rageant au monde ! Quand on prend son temps et qu’on ne veut pas tout calculer, ça peut passer comme une lettre à la poste (attention, cette expression ne s’applique qu’hors période de confinement).
En revanche, si tu es impatiente, curieuse et toujours à fond dans ce que tu fais, c’est absolument impossible de ne pas y penser. C’est littéralement te demander de mettre tes attentes et tes espoirs sur OFF. Et comme on n’est pas des machines…

Et puis je trouve ça culpabilisant. Tu sais, ces récits qui te disent qu’à la seconde où elles ont lâché prise ça a fonctionné. Well done ladies ! C’est rassurant de savoir qu’il y a une fin (ou plutôt un début), mais ce qui m’aiderait ce serait de savoir que des milliers de femmes stressées ont réussi à tomber enceintes.

Le mental joue énormément sur le corps, et c’est justement pour ça que dire de ne pas stresser est contre productif. C’est comme chuchoter à l’oreille de quelqu’un qui somnole “Bah vas-y, dors ! Allez dépêche !”

J’aurais aimé vous conseiller la méditation ou le yoga mais ce n’est pas vraiment mon fort, pour l’instant. Ce que je peux vous dire, c’est que stresser est normal et qu’il est possible de détourner son attention intelligemment en restant active. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour je ferais un article “Comment le yoga m’a aidé à tomber enceinte”… 

Comment ça mache déjà ?

Levez la main si vous pensiez qu’on pouvait tomber enceinte n’importe quand ! Enfin… dans la théorie on a appris à quoi correspondent les cycles et qu’est-ce que l’ovulation. Mais en pratique c’est une grosse blague.

On s’est un peu trop attardées sur le chapitre “comment ne pas tomber enceinte” pendant les cours de SVT. Prise de température, tests d’ovulation… Sérieux ? J’ai passé le premier quart de ma vie à éviter de tomber enceinte alors qu’en fait il y a un bon moment ? Je ne peux pas y croire …

Donc nous voilà lancées dans un monde inconnu et fascinant, dans lequel il est facile de se perdre. Et on le voit bien, des centaines de marques ont exploité le filon et par la même occasion la détresse de certaines femmes. Entre les tests de grossesse précoces, les régimes alimentaires qui boostent la fertilité, les thermomètres connectés… il est facile de perdre confiance en son corps et de se demander si, finalement, on n’aurait pas vraiment besoin de tout ça ..?

Et bien non ! En tout cas pas dès le début. Je pense qu’il primordial de ne pas brûler toutes ses ressources dès le premier mois d’essai. Ce marathon peut être long et démarrer en sprint peu nous épuiser psychologiquement.

Préparer son corps à l’exploit

Chaque fois que je pense à ce qu’on est capable de faire, je n’ose y croire. Toujours est-il qu’on en est capables et que nous avons les ressources en nous pour accomplir cela, avec l’aide du corps médical, et surtout de notre conjoint(e).

Par contre, une certaine crainte peut s’installer : comment vivre cette grossesse sereinement et sans (trop de) douleurs et comment accueillir ce nouveau corps ? Prenons mon exemple : je suis en carton. J’ai toujours eu mal au dos et aux genoux de façon chronique mais n’ai jamais vraiment eu le courage de prendre ces maux à bras le corps. Aujourd’hui, j’ai envie de mettre toutes les chances de mon côté pour vivre une grossesse agréable. Après plusieurs consultations, il s’avère que je manque de muscle et de souplesse – hashtag meuf ravagée avant 30 ans.

Il était donc temps d’y faire quelque chose, sachant qu’une grossesse peut amplifier la douleur. Commencer pour la 10ème fois une activité physique représente un double bénéf : je me donne un objectif à suive au quotidien et je prépare le plus grand projet de ma vie. Quelle meilleure motivation ?

On peut également faire un check-up chez le médecin, qui prescrira sûrement de l’acide folique. Certains rappels de vaccin ne sont plus possibles étant enceinte, donc pourquoi ne pas y jeter un coup d’œil avec lui également ? Le tout est de prendre soin de soi et de son couple, se chouchouter et s’épanouir en tant que femme.

Lancer un projet qui a de la gueule

Et pas n’importe lequel, un projet dont vous rêvez et que remettez à plus tard. Pour moi, c’était un blog. Je vous accorde que pour le sujet j’aurais pu trouver mieux dans le genre détournement d’attention. Il peut s’agir d’un projet lié à la maternité ou non, un projet de développement personnel ou professionnel. L’essentiel est que celui-ci vous plaise et vous projette vers l’avenir. Si ce projet vous permet de développer des compétences qui vous seront utiles en tant que parents, go girl ! C’est tout bénéf.
Je pense au trico, car c’est quelque chose que j’ai commencé 1000 fois mais que je suis déterminée à apprendre. J’ai toujours rêvé de tricoter des chaussons pour bébé (pas de jugement s’il te plaît 😄).

Evidemment, l’idée n’est pas de fabriquer des petits chaussons de bébé avant même d’être enceinte, surtout pas ! Mais commencez plutôt par des choses simples pour se faire la main, des choses que vous pouvez porter ou offrir tout de suite.
Des amis à fond dans le Montessori ont fait une tour d’observation pour leur fille. Elle est géniale ! Et bien si vous ou votre conjoint(e) n’êtes pas doués en bricolage ça peut être le moment de s’y mettre. Commencez par des choses qui vous plaisent à vous, puis ça vous servira par la suite.
Ce qui est génial, c’est que plus le temps passe et plus on s’améliore ! Le temps devient donc notre allié et ça fait toute la différence !

Garder une part de mystère

Il n’est pas nécessaire de faire un schéma de vos ovaires entourés d’une cible sur le frigo. Concevoir ça se prépare, certes, mais chacun le vie à sa manière et trop en dire peut être vécut comme une pression (et qu’est-ce qu’on a dit sur le stress ?). Si ton conjoint est réservé à ce sujet,  ce sera moins stressant de rester vague sur les périodes propices. Par exemple, tu peux le prévenir que tu entre dans ta période d’ovulation pour qu’il puisse se préparer psychologiquement (et physiquement ? #aphrodisiaques), sans lui dire quel est LE jour idéal d’un point de vue statistique. Déjà qu’on ne comprend pas tout tout alors n’allez pas me l’embrouiller ! Le tout est d’être en phase et de communiquer là-dessus, dès le début ou le plus tôt possible.
Pour ce qui est du reste de la terre, certaines en parlent à des amies proches ou à leur famille. Pour ma part, ça restera un secret encore un moment …

Et toi comment vis-tu cette période ?