Baby Clash : 7 règles d’or pour l’éviter et démarrer sa parentalité sereinement

Le baby clash en question
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Le Baby Clash en question

Le baby clash est un sujet qui m’a beaucoup préoccupé en milieu de grossesse. Il parait qu’un fort pourcentage de parents se séparent lors de la première année de vie de leur enfant. Même si je n’ai aucun exemple dans mon entourage, ça vaut peut-être le coup de s’y intéresser non ? De cela est né un besoin de communiquer au maximum avec mon conjoint sur l’après accouchement, pour ne pas partir du principe que tout sera évident.

 

La génèse du clash

La première erreur qui mène au clash, c’est de supposer que vous serez sur la même longueur d’onde et que vous aurez le même rythme d’apprentissage. De base, plusieurs facteurs créent un déséquilibre dans le couple. Cela dit, ce déséquilibre n’est pas forcément néfaste, ça dépendra de la saveur que le couple souhaite donner à leur parentalité (<< j’en fais des caisses, I know).

Le schéma familial et l’expérience personnelle

Disclaimer : Je ne vais pas parler ici de l’influence de la société et du conditionnement des femmes à devenir mères, c’est un sujet que je ne maîtrise pas et que d’autres expliqueront mieux que moi. Ici, pas de sociologie mais plein de pragmatisme, c’est déjà pas mal.

  • La fratrie : si tu as eu l’occasion de pouponner une fratrie entière, il y a de fortes chances que tu sois la plus à l’aise avec les nourrissons et les premiers soins. Il peut alors être tentant de se positionner en expert et de reléguer l’autre au rang de suiveur. 
  • Les amis : avoir eu des infos par des amis étant déjà parents, parfois même les avoir gardés, peut être d’une aide non négligeable quand vient notre tour. On ne s’en rend peut-être pas compte sur le moment, mais ça permet d’atterrir dans un monde moins inconnu. 
  • Les parents qui nous entourent : avoir la pression de faire mieux ou la peur de reproduire un schéma peut nous pousser, consciemment ou non, à adopter des principes qu’on ne voudra lâcher sous aucun prétextes. Par exemple, j’ai vu dans mon entourage des modèles de parentalité que j’idéalise encore aujourd’hui, et j’essaye tant bien que mal de m’en débarrasser, mais c’est vraiment pas simple ! A contrario, j’ai aussi des scènes qui m’ont marqué et que je veux absolument éviter de reproduire (je suis sûre que toi aussi !).

La grossesse

De base, la grossesse créé une différence d’expérience dès le début, et on comprend bien pourquoi. L’implication de la femme enceinte débutera sans doute avant celle de son / sa partenaire, et c’est bien normal. Même si les 2 partenaires ne font pas tout ensemble, partager ce qu’on a appris avec l’autre permet de créer un moment d’échange qui forgera l’équipe et maintiendra une communication saine. Attention, le but n’est pas de forcer l’autre à monter dans le même train que soit, mais bien de lui demander à quel niveau d’implication il souhaite se situer.

Enceinte, je lis absolument tout les livres et tous les sites qui parlent de maternité. Mon conjoint se laisse un peu plus porter, mais m’a demandé de lui faire des résumés ou que je lui dise ce que j’ai appris de nouveau. On est autant impliqués l’un que l’autre, à notre manière.

Le congé maternité pré-natal

On parle souvent de la durée du congé maternité, mais j’aimerai insister sur le congé pré-natal. Si on a la chance d’être en bonne santé, c’est l’occasion de préparer plein de choses et il est normal qu’on ait plus de temps pour le faire que l’autre parent. En tout cas pour moi c’est le cas. C’est bien à ce moment là que j’ai commencé à réellement préparer l’après, en consultation de mon conjoint. Il est pour moi évident qu’il ne pouvait pas y mettre autant d’énergie que moi. Le tout c’est que l’autre ait sa place dans les décisions et soit conscient de l’énergie qu’on y met. Parce qu’on va pas se mentir, le baby clash vient souvent d’un manque de reconnaissance (réel ou supposé), lorsqu’on a l’impression de faire de son mieux mais que l’autre ne le voit pas.  

Le congé maternité post-natal

Bien que le congé paternité ait été rallongé récemment, passant de 14 jours à 28 jours, il restera toujours 2 mois pendant lesquelles la mère s’occupera de son enfant H24, contrairement au père qui n’aura que les soirs et les week-end. C’est bien à ce moment là que l’écart se creuse, et qu’on peut avoir l’impression de perdre pied.

Définir les rôles à l’avance

Parler de l’après accouchement avant la naissance est primordial : quels parents on souhaite être (ou ne pas être), quelles valeurs nous son chères…

J’irais même plus loin, il faudrait même anticiper l’organisation : qui se lèvera la nuit, qui donnera le bain, qui s’occupe des formalités administratives, etc. La réponse peut évidemment être “tous les deux”, le tout est de savoir que ce n’est qu’une ébauche d’organisation, qui sera ajustée après la naissance. Cela permet à chacun de se positionner et de choisir le rôle qu’il tiendra. Ainsi, on ne subira pas la situation quand elle se présentera.

Pour vous donner un exemple, on a décidé que je gèrerai les nuits pour que mon conjoint puisse être reposé et puisse me relayer le soir en rentrant du boulot, ou le week-end. Je ne nous imagine pas tous les deux crevés en même temps si ce n’est pas absolument nécessaire. Ca, c’est le projet avant la naissance, on verra si ça nous convient et on changera peut-être d’avis.

Les 7 règles d’or

1. Une équipe nous formerons 

Bienveillance, confiance et empathie sont les maîtres mots. Toute le reste dépend de notre capacité à se serrer les coudes.

2. La communication nous pratiquerons 

Exprimer ses besoins et ne pas supposer que l’autre sait ce qu’on ressent.

3. Nos rôles nous définirons

Chacun trouvera sa place dans cette nouvelle famille. A part égale ou non, l’important c’est de le définir ensemble.

4. Flexibles sur nos principes nous serons

Attendez vous à lâcher certains principes en cours de route, c’est sain et parfois nécessaire !

5. Des “erreurs” nous ferons

Tâtonner, essayer et revenir en arrière, c’est la base. Ca ne rime pas avec échec, mais apprentissage.

6. Du temps à 2 nous passerons 

Le couple sera le pilier de cette famille, alors autant en prendre soin.

7. Les meilleurs nous serons 

Parce qu’on est la seule chose dont ont réellement besoin nos enfants.  

Et toi, t’y ajouterai quoi ?

N’hésite pas à me laisser un petit commentaire, ça fait toujours plaisir 😉 !

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